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Patrice
MURCIANO, jeune artiste âgé de 33 ans, commença
l'apprentissage de son art en reproduisant des
personnages de bandes dessinées, des illustrations de
livres ainsi que tous ce qui pouvait l'intéresser
artistiquement, alors âgé de huit ans.
Ces
travaux étaient très diversifiés pourtant il pût déjà
constater une certaine attirance pour le portrait. Il
continua à perfectionner sa technique au crayon gris et
au stylo quand, à l'age de dix ans, il vît la
photographie couleur d'une femme qui était d'une extrême
beauté. Dés cet instant il pensa qu'apporter de la
couleur pouvait exprimer la sensualité qui l'avait
captivé. À l'époque il ne possédait pas de feuilles
à dessin, ses seuls supports furent des rouleaux de
tapisserie qu'il retournait pour en faire une feuille
blanche. Il ne disposait pas non plus de crayons et de
feutres de couleur ainsi que de tubes de peinture. Il
dut donc faire preuve d'imagination. Il prit la trousse
à maquillage de sa mère qui contenait exactement les
couleurs dont il avait besoin pour retracer la féminité.
Il utilisa du fond de teint pour la peau, du rouge à lèvre
pour la bouche, du crayon à paupière pour les yeux et
le tout fixé par de la laque à cheveux.
Pendant
les deux années qui suivirent il améliora sa technique
en cherchant toujours à réaliser un portrait le plus réaliste
possible. Son inspiration se nourrissait des filles de
magasine, elles incarnaient à ces yeux la beauté
parfaite qu'il ne retrouvait chez aucun modèle vivant.
À
douze ans, il reçut " un des plus beau cadeau de
sa vie " qui allait marquer un tournant dans sa
carrière artistique. Fini le papier à tapisserie et le
maquillage, il pouvait enfin s'installer devant son
chevalet et peindre sur une toile avec de la peinture à
huile. Même si le maquillage donnait aux dessins une
odeur féminine, il était plus simple et plus précis
de peindre avec des pinceaux que d'utiliser un
coton-tige trempé dans le fond de teint. Ces premières
peintures furent des reproductions de David Hamilton.
Pendant très longtemps il trouva à travers ces photos
une véritable source d'inspiration. Ces images, à la
fois érotiques et troublantes ont poussé ce jeune
artiste dans sa créativité et l'ont convaincu qu'il
consacrerait le restant de sa vie à la plus belle chose
à ses yeux que Dieu ai créés : La Femme.
Dans
les années qui suivirent, il continua à peindre sur
des formats de plus en plus grands, autant des portraits
que des nus. Les photos de D. Hamilton ont laissé place
à la recherche de la création de la femme parfaite,
dont les modèles venaient de magasines de charme. Il était
rarement satisfait de ses œuvres, il fallait qu'elles
soient toujours plus belles et plus réalistes.
À
quatorze ans, il fît sa première exposition. Au collège,
son professeur de dessin remarqua son talent et voulut
qu'il peigne une toile pour le salon de peinture annuel
de Saint Jean de Védas. Ne voulant pas montrer ses nus,
qu'il considérait trop en avance sur son âge, de plus
il était beaucoup trop pudique et timide pour exposer
de telles choses, il fît simplement le portrait d'une
femme surnaturelle, mi-bête mi-humaine, qui surprit un
grand nombre de personnes. Le jour de cette exposition
collective, un vieil homme, qui fût étonné en
apprenant que c'était un garçon de quatorze ans qui était
l'auteur de cette œuvre, l'aborda et lui parla de
peintres célèbres et il finit par lui dire une phrase
qu'il n'a jamais oubliée " ... tu as un don c'est
certain, et un jour tu ne vivras que de ça ".
Par
la suite, il fît d'autres expositions collectives dans
des salons de village. Vers dix-huit ans il rencontra un
couple de personnes âgées à l'endroit où il faisait
encadrer ses toiles ; ils trouvèrent son travail intéressant
et lui proposèrent d'exposer quelques toiles dans une
exposition collective à Montpellier, organisée par
" Art et Lettres de France ". Il pensa qu'il
serait intéressant d'exposer quelques-uns de ces
travaux. Le jour du vernissage, il ne se sentit pas
vraiment à son aise devant tous ces professionnels
beaucoup plus âgés que lui. Quand la remise des prix
arriva, il se vit remporter, pour son plus grand bonheur,
le prix de la ville de Montpellier.
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